Investir dans la vigne : placement peu ordinaire mais tout aussi sérieux

13/01/2020

Le journal le Revenu, met en avant, en ce début d'année, les placements financiers originaux mais surtout intéressants : 

Point fort : Progression régulière des prix 
Point faible : Liquidité des parts et des frais parfois élevés. 

Star des placements verts, la vigne est aussi celui qui procure le rendement le plus palpable et le plus immédiat pour les particuliers. Acheter un vignoble français, c’est acheter l’excellence.

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Le prix des vignes AOP est accentué par les sommes astronomiques payées pour les vignobles de grands crus. La cote des vignes hors AOP, qui n'ont pas le même cahier des charges, progresse moins.

 

 

Néanmoins, il n’est pas nécessaire d’être milliardaire pour entrer dans le cercle des privilégiés. Aujourd’hui, le volume des transactions est en repli, mais pas les prix qui progressent de 2,4% pour les vignes AOP (147.300 euros l’hectare), et +2,3% pour les vignes hors AOP (14.200 euros l’hectare).

Quelques exemples de prix extraordinaires : à Saint-Julien, le prix moyen se situe aux environs de 1,3 million d’euros l’hectare.

À Pauillac, il grimpe à 2,2 millions d’euros et même jusqu’à 3,6 millions pour les bourgognes grands crus.

Fort heureusement, le marché ne se limite pas à ces vignobles extraordinaires, il y a quantité de propriétés plus abordables. L’hectare de côtes-de-provence, par exemple, vaut 55.000 euros, celui de bourgueil, 20.000 euros.

L’autre solution, qui ne demande aucun savoir-faire ni implication autre que financière, est la souscription de parts de groupements fonciers viticoles (GFV). L’offre de produits est beaucoup plus fournie que celles des groupements fonciers agricoles (GFA). Les GFV mettent l’investissement dans les vignes à la portée d’un plus grand nombre : «Nous essayons de proposer des parts entre 5.000 et 10.000 euros», explique Philippe Gourdelier, cofondateur de Patrimea, portail Internet de gestion de patrimoine.

Les parts d'un groupement foncier viticole côte-rotie, par exemple, ont été fixées à 7.980 euros et, pour celui en cours, l'épargnant peut investir à partir d'une part. Alors que le prix moyen de l’hectare de côte-rôtie est de 1,15 million d’euros, selon le rapport de la FNSafer.

Outre le prix des parts très abordable, l’originalité du GFV par rapport aux GFA et GFF réside dans le règlement du rendement en nature, c’est-à-dire en bouteilles. Une formule très appréciée des investisseurs.

Attention, ce paiement en nature ne dispense pas de payer des impôts sur les loyers. «Pour la déclaration de revenus fonciers, c’est le prix inscrit sur la facture de fermage payée par compensation en bouteilles, établie par l’exploitant qui sert de référence», explique Ludovic Lauzier, directeur de Bacchus Conseil.

Notre conseil : pour l’achat de parts de GFV, adressez-vous à un gestionnaire de patrimoine spécialisé. Attention aux frais et à la liquidité des parts.

Groupement foncier : le marché secondaire s’organise

Les parts de groupement foncier (GFF, GFA, GFV) sont mises en vente sur le marché secondaire, soit par le détenteur, soit par la société de gestion à l’origine du projet.

La cession de GFV est aisée pour ceux qui sont gérés par des sociétés connues (Bacchus Conseil, Saint Vincent, etc.), car la liste d’acheteurs est longue.

5 à 10% de commission

N’oubliez pas que les cessions de parts de toutes les sociétés civiles à objet principalement agricole, même non exploitantes, sont soumises, lors de la vente, au droit fixe d’enregistrement de 125 euros, auxquels s’ajoute une commission de 5 à 10%, selon l’intermédiaire et le montant investi.

Pour réguler le marché foncier et favoriser l’installation d’agriculteurs, la Safer est obligatoirement informée de toutes les transactions et peut exercer un droit de préemption au profit d’un professionnel.

Son intervention est plus rare pour les ventes de parts de groupement foncier. Elle ne peut s’immiscer dans la transaction de parts de groupement qu'en cas de cession totale de parts.

 

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